Lundi 26 octobre 2009
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Dans le petit monde Kane, est la demeure Kane.
Dans laquelle se trouve un grenier. Un de ces vieux greniers poussièreux, duveteux de toiles d'araignées, dont le plancher craque sous le pas et les vieux trésors innombrables.
J'y fais parfois une halte secrète lorsque je veux converser avec moi, ou pour y cacher mes troubles, mes émotions, incompréhensions ou peines. Lorsque je suis perdue de quelque maniere que ce
soit, tel est l'endroit où il faut me chercher.
L'autre nuit, au moment de me lever pour le quitter; j'ai entendu un soupir dans mon grenier.
J'ai découvert une petite femme, un peu jouet, très automate. Oubliée, malmenée, poussièreuse et brisée.
Son mécanisme fuyant par ses plaies, sa peau marquée, taggée, usée...
Mais je l'ai trouvé belle. Comme je suis capable de trouver beaux les gens détruits et dévastés. Elle semblait avoir froid, alors je l'ai ramenée avec moi...
Cette poupée là explique un principe simple : l'humain, s'il peut etre mécanique est fragile. Il ne faut jamais l'omettre ni lui faire subir trop d'outrages. Car une fois le jouet cassé, celui ci
ne se répare pas.